Timestamp et IA
" Il est l'e.ure, il est l'e.ure de se lever"
Mon dernier billet abordant les liens de l’histoire et de sa mise à l’écran sur une scène précise de la légende napoléonienne, j’avais éprouvé le besoin d’y insérer trois extraits de films.
Pour mettre mon lecteur à même de voir les morceaux auxquels je faisais référence j’avais timestampé les adresses Youtube.
Il suffit dans la pratique – et presque tout le monde sait cela – de cliquer sur le bouton “partager” du site Youtube au moment où l’on désire que commence l’extrait, puis de cliquer sur “commencer à”. Cela fonctionne ainsi quand j’intègre un bout de film sur mon blog, sur ma page Facebook, sur un post X ou encore dans un e-mail.
Les lecteurs qui auront lu mon post sur le mail envoyé par Substack n’auront d’ailleurs pas eu à souffrir de ce bug (je m’envoie toujours un mail test à moi-même pour cadrer certains problèmes) mais ceux qui, en suivant les liens que j’avais placés sur X, LinkedIn ou sur Facebook, l’auraient lu directement sur la plateforme ou sur l’application Substack n’auraient pas bénéficié du fléchage.
J’ai découvert cela assez tard hier soir et me suis endormi fort marri, voire légèrement furieux. Voilà ce que c’est, me disais-je tristement, que vivre soi-même, pour ainsi dire, en uchronie.
Pourtant on ressemble à son siècle plus qu’à ses pères ou à ses maîtres et je me suis réveillé tôt ce matin en pensant simplement : “je vais demander à Grok”.
L’IA m’a fourni en quelques secondes des explications techniques pointues (que j’épargne à mes lecteurs plus historiens que geeks) et la graphie correcte (en embed plutôt qu’en watch, sans le symbole “s” pour seconde, etc) pour franchir l’obstacle et arrondir les angles entre Youtube et Substack.
Il se trouve que je connaissais déjà, en fait, ladite ruse. J’avais mis plusieurs heures il y a quelques années en peinant sur Google pour trouver cela un jour que je souhaitais timestamper le début et la fin d’un extrait. Ma cervelle retenant peu ce genre de choses, il m’aurait fallu de nouveau quelques heures ce matin pour fouiller la jungle googleuse des bons conseils périmés sur les versions 1.0 et suivantes de tous les logiciels, applications et codes responsables de ma détresse du jour. Ou bien embêter avec cela mon ami A, le plus brillant de mes jeunes geeks amis.
Conclusion provisoire : Google et A ont du souci à se faire : ils vont être grand-remplacés.


